///////. la damE de coeuR ///////

La dame de coeur, conte, texte de Vedrana Donic', illustrations de Laura Schneider, 32 pages, 175*200 mm, 07€, ISBN : 978-2-9558623-1-5.

Prune, une jeune femme sans attaches, rencontre une femme qui deviendra son amie et lui apportera beaucoup. Cette femme a des yeux absolument magnifique de la couleur vert anis, comme une aquarelle, ce qui lui vaudra le surnom de Yeux Verts.
Yeux Verts et Prune s’entendent bien jusqu’au jour où Yeux verts coupe les ponts. Prune est attristée.
Heureusement, l’histoire ne se finit pas là !
Une belle rencontre et des retrouvailles se profilent !

Entre mélancolie et poésie, ce conte évoque la rupture amicale, parfois presque aussi douloureuse qu’un chagrin d’amour, la disparition et le manque d’un être cher.

Extrait :

Un jour, en allant s’asseoir dans un parc, pour se changer les idées, elle écouta Otis Redding. C’est alors qu’elle rencontra une femme avec des yeux vert anis, telle une aquarelle. Une couleur tellement magnifique qu’on ne l’oublie pas. La lumière s’y déposait sans retenue dans une caresse impudique. Elles se mirent à parler de leurs voyages respectifs, on voyait tous ces pays dans le fond de ses yeux verts. Elles sympathisèrent et se donnèrent rendez-vous le vendredi qui suivit.

(...)

Elle se mit à la chercher dans tout le parc, mais ce fut en vain, elle n’avait laissé aucune trace, rien, juste un vide indicible en Prune.
Prune avait l’impression d’avoir perdu une partie d’elle-même.
Comme au poker, Prune a joué, a misé ses jetons sur la table verte, a été bluffé, et a finalement tout perdu, même son coeur.
Elle a d’abord parlé en espérant que le vent apporterait ses paroles aux oreilles de Yeux Verts, mais le vent les a égaré.
Prune pensa alors : « Ca serait si simple si mon coeur était là, que je pouvais lui parler, et lui dire d’arrêter de penser à cette amie, mais il ne m’écoute pas, c’est un obstiné ».

Puis elle songea :
« Que cette journée soit douce,
Comme la couleur de tes yeux.
Que tu aies le coeur joyeux,
Comme lorsque l’on est amoureux.
Nous côtoyons le même quartier,
Cent fois j’ai cru apercevoir tes yeux dans la foule,
Et cent fois je fus triste que ce ne soient pas les tiens.
Tu restes ma dame de coeur,
Et je pense à tes yeux cajoleurs. »